Position de l’implant mammaire : le choix du dual plan

Les patientes qui ont recours à la chirurgie esthétique pour une augmentation mammaire souhaitent avoir une poitrine, certes plus grosse, mais bien galbée et la plus naturelle possible aussi bien au niveau de sa forme qu’au toucher.

Les chirurgiens partenaires de Novacorpus sont particulièrement attentifs à la qualité des implants qu’ils utilisent, mais également à la façon dont ils vont positionner ces implants.

Dans cet article nous allons vous parler du dual plan, une technique de positionnement de l’implant mammaire qui donne les résultats les plus naturels et qui permet une chirurgie plus confortable pour la patiente.

Qu’est-ce que le dual plan ?

L’augmentation mammaire est l’une des interventions chirurgicales les plus pratiquées au monde. Comportant très peu de risques, elle nécessite pourtant de bien se préparer pour pouvoir répondre à plusieurs questions comme le type d’implants utilisés ou leur position.

Le dual plan est le fait de positionner l’implant mammaire en 2 parties, la première derrière le muscle pectoral vers le haut et la seconde partie derrière la glande mammaire, vers le bas.

Il existe en effet trois possibilités de positionnement de l’implant mammaire, qui peuvent dépendre des particularités morphologiques de chaque patiente.

  • L’implant peut être entièrement positionné derrière le muscle pectoral. Dans ce cas, l’implant est protégé à la fois par le muscle et par la glande mammaire. On privilégie cette technique quand les tissus mammaires ont une faible épaisseur. C’est une technique appelée rétro-pectorale ou rétro-musculaire et utilisée très fréquemment, notamment pour les femmes minces, car elle permet un toucher naturel et un joli galbe du sein. Cependant, cette technique est peu conseillée dans le cas d’une poitrine qui s’affaisse.
  • Le chirurgien peut également proposer de positionner l’implant entièrement devant le muscle pectoral : c’est ce qu’on appelle un implant rétro-glandulaire ou pré-musculaire. Dans ce cas, l’implant est positionné derrière la glande mammaire mais devant le muscle pectoral. C’est une technique utilisée plus rarement, par exemple pour corriger une ptôse mammaire (un sein qui tombe) en lui apportant du volume. Il faut cependant qu’il y ait suffisamment de graisse dans le sein et que les tissus mammaires soient de bonne qualité.  Si cette technique est particulièrement intéressante pour redonner du volume à un sein tombant, le rendu peut toutefois sembler moins naturel, notamment chez les femmes minces.
  • Le dual plan consiste donc, quant à lui, à positionner la prothèse mammaire de telle manière que la partie haute sera posée derrière le muscle et la partie basse devant le muscle, derrière la glande mammaire.

Quelles sont les particularités de l’intervention quand on utilise la technique dual plan ?

Comme pour n’importe quelle opération d’augmentation mammaire, l’intervention se déroule sous anesthésie générale et dure environ 2h30.

Dans le cas du dual plan, l’intervention consiste à insérer la partie haute de l’implant sous le muscle pectoral et à décoller la glande mammaire du muscle pour y insérer la partie basse de l’implant. Cela permet notamment de pouvoir corriger les ptôses mammaires légères.

C’est une technique minutieuse, qui doit être adaptée selon chaque cas.

Quels sont les avantages du dual plan ?

Le dual plan possède plusieurs avantages non négligeables.

  • D’une part, l’implant épouse parfaitement la forme du sein et lorsque le muscle se contracte, le sein ne se déforme pas. De même, parce que la partie haute de l’implant est recouverte par le muscle pectoral, c’est la prothèse à la fois la moins visible et la moins décelable à la palpation. Le décolleté, le galbe du sein et le toucher sont donc plus naturels.
  • De plus, la prothèse est plus solidaire de l’ensemble de la poitrine. Aussi, elle vieillit mieux que dans le cas des autres techniques employées.
  • Enfin, la technique dual plan est une technique plus confortable pour la patiente, car elle réduit grandement les tensions musculaires et donc les douleurs post-opératoires.

Demander l’avis de votre médecin

Ainsi la technique dual plan est une technique que nous recommandons à nos patientes, si leurs caractéristiques morphologiques s’y prêtent.

Dans tous les cas, il est important de pouvoir poser toutes les questions que vous estimerez nécessaires à votre chirurgien avant l’intervention. Il sera à même d’y répondre, de trouver avec vous les solutions qui correspondent le mieux à vos souhaits et à votre poitrine.

Les équipes de Novacorpus sont à votre écoute avant, pendant et après votre augmentation mammaire, pour vous assurer le plus grand confort, veiller à votre sécurité comme à votre bonne santé et vous donner les résultats les plus satisfaisants.

Si votre intervention approche et que vous vous demandez comment bien vous y préparer, notre article « Comment préparer une augmentation mammaire » pourra répondre à vos questions.

Pour plus de questions, n’hésitez pas à nous contacter via notre formulaire de contact.


Augmentation mammaire : comment réagir face à une coque ?

Le mot coque est utilisé pour rendre plus simple un terme médical un peu trop technique lors de l’augmentation mammaire : en fait, la coque désigne ce qu’on appelle une « rétraction périprothétique », également nommée « contraction capsulaire ».

Au départ, on assiste à une réaction normale de l’organisme quand on y insère un corps étranger tel qu’un implant mammaire : il fabrique une capsule protectrice. Or il arrive, assez rarement, que cette réaction soit excessive, déforme le sein et le rende moins souple.

Découvrez que faire lorsque votre prothèse mammaire s’entoure d’une coque rendant le sein dur et douloureux.

Quand considérer que vous avez un problème de coque ou contraction capsulaire ?

Caractéristiques de la contraction capsulaire issue d’une prothèse mammaire

Quand on insère un corps étranger dans l’organisme, celui-ci a une réaction physiologique normale qui consiste à créer une membrane protectrice tout autour. Cela se produit aussi bien avec une prothèse mammaire qu’avec un pace maker ou tout autre élément que le corps ne reconnaît pas.

 Quand cette membrane ainsi créée reste fine, ne se déforme pas et ne modifie pas la souplesse du sein, elle est considérée comme normale et ne pose aucun problème. On dit que la coque est de stade I.

Cette réaction devient anormale quand la membrane se rétracte. En effet, dans ce cas, la place laissée à l’implant diminue, ce qui déforme le sein et le rend moins souple. Ayant moins d’espace, le sein prend une forme plus sphérique. Quant à l’implant, qui est alors comprimé, il se retrouve avec une pression plus forte qui rend la prothèse plus dure.

Plus la membrane se rétracte, plus l’implant perd en souplesse et se déforme. J. Baker évalue ainsi 4 stades en fonction du degré de déformation et de fermeté : le stade I correspond à une apparence normale et le stade IV à l’état d’un sein douloureux, dur et déformé.

La classification de Baker sur le degré de gravité d’une coque dans le sein

Baker a classé en 4 stades la gravité d’une coque mammaire :

  • Stade I : l’apparence et le toucher du sein sont normaux
  • Stade II : l’apparence reste normale mais le toucher est légèrement dur
  • Stade III : le sein n’est pas douloureux mais il est dur et présente une déformation
  • Stade IV : le sein est très dur, il présente une déformation visible et il est douloureux. L’implant est alors placé haut et présente une forme très ronde.

L’apparence, le toucher et la sensibilité sont donc les 3 critères qui vous permettent d’évaluer la gravité d’une coque. Dès que vous ressentez un durcissement, c’est le moment de demander un rendez-vous à votre chirurgien esthétique. L’effet de coque peut se produire quelques semaines après l’augmentation mammaire comme plusieurs mois ou années après. Il peut concerner un seul sein ou les deux.

Cette complication est rare (environ 1 % pour les stades 3 et 4) mais c’est une cause de ré-intervention chirurgicale.

Comment limiter les risques de développer une coque après pose d’un implant mammaire ?

Les causes ne sont pas encore totalement connues. On constate le plus souvent une inflammation post-opératoire.

Quelques facteurs de risques ont cependant été relevés : les coques se produisent plus souvent autour d’un implant mammaire lisse, positionné sous la glande mammaire. Les modèles de gros volume, c’est-à-dire supérieurs à 400 cm³, ont tendance à provoquer davantage de coques chez les patientes. Enfin, l’inflammation constatée provient le plus souvent soit d’une contamination par une bactérie soit d’un hématome ou d’un sérome*.

Porter un soutien-gorge de contention permet d’améliorer la cicatrisation et de maintenir l’implant mammaire pendant la reconstruction des tissus. La vitesse de récupération est améliorée et cela réduit les risques de coques.

Le choix d’une prothèse texturée limite également le risque de contraction capsulaire car il réduit les possibilités de rotation de l’implant qui adhère mieux aux tissus.

Par ailleurs, si la prothèse est recouverte de polyuréthane, cela contribue également à diminuer les risques de coque.

Enfin, le chirurgien opte pour une technique provoquant le moins de saignements possible (technique non hémorragique), ce qui a également un impact sur la limitation de ce type de complication.

Le chirurgien doit éviter toute contamination bactérienne grâce à des conditions d’hygiène irréprochables et un lavage minutieux de l’implant. Enfin, il devra chercher à limiter les hématomes post-opératoires.

C’est pourquoi, chez Novacorpus, nous sélectionnons des chirurgiens très expérimentés et prudents, afin de procéder à une augmentation mammaire de qualité.

Une technique tend à se développer actuellement : le lipofilling qui consiste en une augmentation mammaire à l’aide de la graisse de la patiente. Celle-ci est prélevée sur une zone qui contient un excès de graisse comme le ventre ou les cuisses, puis elle est insérée dans le sein. Cela réduit le risque de coque puisque cette graisse n’est pas un corps étranger.  On parle aussi de greffe autologue. Chez Novacorpus, nous ne recommandons cependant pas cette méthode qui :

  • rend le dépistage du cancer du sein  plus difficile (en créant des microcalcifications qui ressemblent à un cancer)
  • a tendance à voir le volume du sein augmenter juste après l’intervention puis diminuer après quelques semaines (jusqu’à -30%)
  • doit donc être répétée et coûte cher en multipliant les risques opératoires (d’infection, notamment).

Comment remédier à une coque après une chirurgie mammaire ?

Pour les stades 1 et 2, il s’agit de pratiquer des massages réguliers.

Les stades 3 et 4, eux, devront être traités chirurgicalement. Plusieurs techniques sont alors possibles, de la section de la coque, visant à détendre le sein jusqu’au changement complet de l’implant, notamment en cas de récidive. En effet, même plusieurs années après la nouvelle intervention, une récidive est possible.

On ne peut pas encore recourir à un traitement médicamenteux ou à de simples massages pour ces stades.

Derniers recours contre les coques provenant d’une augmentation mammaire

En cas de récidive, et lorsque les patientes refusent de continuer à porter des prothèses mammaires, il est possible de les retirer et de procéder à ce qu’on appelle une mastopexie, c’est-à-dire un remodelage et un repositionnement du sein pour lui donner un aspect harmonieux malgré le retrait de l’implant.

Dans tous les cas, Novacorpus vous fournit des garanties en cas de complication lors de l’opération d’augmentation mammaire.

Pour toutes vos questions, contactez-nous en renseignant notre formulaire contact.


*sérome : les vaisseaux lymphatiques qui ont été lésés par l’opération laissent s’accumuler un liquide jaune qui s’accumulent dans les tissus autour de l’implant. Pour les évacuer, il faut parfois utiliser une aiguille.

Une grossesse est-elle compatible avec des implants mammaires ?

L’un des premiers signes de la grossesse est le gonflement des seins. Qu’en est-il lorsque la future maman a procédé à une augmentation mammaire? Les femmes en âge de procréer se posent souvent la question de la compatibilité entre la chirurgie des seins et la grossesse.

Découvrez quelles sont les conséquences d’une opération mammaire sur la grossesse, et inversement, l’impact d’une grossesse sur la pose de prothèses mammaires.

Une augmentation mammaire est-elle contre-indiquée avant une grossesse ?

Pendant la grossesse, les seins connaissent toute une période de préparation pour remplir leur fonction nourricière et sécréter le lait maternel. C’est pour cela que dès le premier trimestre, ils gonflent et s’alourdissent sous la pression des hormones. Cette augmentation de volume des seins varie selon les femmes et la taille de leur glande mammaire.

La présence d’implants mammaires, en l’absence de coque* ou de lésions causées par la chirurgie mammaire, n’a pas d’impact majeur sur cette évolution de la glande mammaire pendant la grossesse. En effet, les prothèses sont ,en général, insérées sous le muscle pectoral, et donc derrière la glande. Il n’y a donc pas d’influence sur la grossesse elle-même.

De même, la forme des seins est certes modifiée, mais la présence de prothèses mammaires, qu’elles soient en silicone ou remplies de sérum physiologique, n’a pas d’impact sur le fœtus, puisque ces dernières sont isolées derrière le muscle et la glande mammaire.

Toutefois, comme la poitrine est modifiée par l’effet de la grossesse, il n’est pas conseillé de procéder à une chirurgie esthétique des seins lorsqu’une grossesse est prévue à courte échéance.

En effet, la chirurgie exige de pratiquer des incisions et provoque donc des cicatrices. Celles-ci, lorsque les seins augmenteront en raison de la grossesse, devront être totalement résorbées pour éviter tout étirement qui pourrait les rouvrir, ou, du moins, s’avérer douloureux.

Par ailleurs, les seins ont besoin de temps, après l’opération, pour que leur forme soit définitive. Il serait dommage qu’une grossesse vienne interférer sur leur évolution avant que les résultats de l’intervention chirurgicale ne soient atteints.

Les chirurgiens recommandent donc de respecter un délai d’au moins 1 an entre une augmentation mammaire et la mise en route d’une grossesse.

Inversement, une grossesse est-elle contre-indiquée avant la pose de prothèses mammaires ?

Une fois la grossesse, l’accouchement et l’allaitement terminés, les seins reprennent peu à peu leur forme et leur volume d’origine.

Cependant, selon la qualité de la peau de chaque femme, plus ou moins élastique, et selon l’augmentation du volume mammaire durant la grossesse et l’allaitement, les seins peuvent perdre en taille et en harmonie.

En effet, plus la prise de volume aura été importante, moins la peau est élastique, et  plus le risque de déformation des seins est élevé. On constate le plus souvent une ptôse mammaire***, parfois accompagnée d’une diminution de volume, qui peut incommoder certaines femmes et les amener à vouloir faire, soit une augmentation mammaire, soit une mastopexie (chirurgie de la ptôse), ou même les deux associées.

En l’absence d’allaitement, une chirurgie mammaire n’est envisageable que lorsque le sein a recouvré un volume et une forme stabilisés. Il est donc nécessaire d’attendre au moins 6 mois après l’accouchement. En cas d’allaitement, il faudra patienter pendant la même durée mais à partir de la fin de la lactation.

Ce délai est nécessaire non seulement pour obtenir le résultat le plus harmonieux possible en se basant sur la forme et le volume d’un sein qui n’évolue plus, mais également pour choisir l’implant mammaire le plus adapté.

Enfin, il sera intéressant pour la patiente d’évoquer ses projets relatifs à d’autres grossesses éventuelles car il pourra en être tenu compte dans le choix de la technique d’opération.

Peut-on allaiter avec des prothèses mammaires ?

Lorsque la pose de l’implant s’est faite à l’aide de techniques utilisant l’incision péri-aréolaire**, il arrive que l’allaitement soit plus compliqué en raison de l’insuffisance lactée qui en résulte (manque de sécrétion de lait).

Avec les techniques d’incision sous l’aisselle ou sous le sein (la seule que nos chirurgiens utilisent), l’allaitement est beaucoup moins compromis sauf en cas de coques mammaires*.

Il faut savoir que parfois, la petite taille de la poitrine était déjà le symptôme d’une glande mammaire insuffisamment développée, ce qui nuit à l’allaitement sans pour autant que la chirurgie n’en soit la cause.

En ce qui concerne la qualité du lait, les études démontrent que le silicone de l’implant n’a pas d’impact sur le lait maternel. C’est par ailleurs un composé courant des tétines de biberons et on le trouve également dans l’environnement (et en quantité plus importante, dans le lait industriel liquide ou en poudre).

La croissance du bébé sera toutefois à surveiller de près afin de vérifier que la jeune maman a une sécrétion lactée suffisante.

Enfin, l’allaitement peut, parfois, avoir une répercussion sur l’esthétique du sein ayant subi une augmentation mammaire mais ce n’est pas le plus fréquent. La perte de résultat de la chirurgie dépend de nombreux autres facteurs comme la taille de la glande mammaire, le choix de la prothèse et les fluctuations de poids.

Dans tous les cas, avant ou après la grossesse, il est important d’aborder avec le chirurgien plasticien les projets de la patiente afin de faire le choix des implants mammaires et de la technique les plus adaptés.

Aujourd’hui, c’est près de 2 millions d’opérations avec pose de prothèses mammaires qui sont pratiquées dans le monde chaque année.

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à nous contacter via notre formulaire.


* coque mammaire : réaction inflammatoire du corps quand on lui insère un corps étranger. Le sein devient alors dur et douloureux.

** incision péri-aréolaire : incision autour de l’aréole, la zone rose du sein.

*** ptôse mammaire : affaissement des seins avec l’aréole, la partie rose, dirigée vers le bas.

L’impact d’une opération de chirurgie mammaire sur l’allaitement

Une opération de chirurgie des seins peut mener à des difficultés de 3 ordres lors de l’allaitement : une montée de lait plus tardive, une insuffisance de la sécrétion lactée (3 fois plus fréquente chez les mères ayant subi une chirurgie mammaire) et des crevasses ou engorgements.

La plupart de ces difficultés ne constituent pas une contre-indication à l’allaitement et de nombreux autres facteurs entrent en jeu dans la réussite ou l’échec du projet d’allaiter.

Quel est l’impact d’une augmentation mammaire et d’une réduction mammaire sur l’allaitement ?

Augmentation mammaire : peut-on allaiter avec des prothèses mammaires?

Lors d’une augmentation mammaire, les implants proposés sont de plusieurs types : on trouve soit des implants mammaires avec du sérum physiologique soit des implants en silicone, dont le rendu est plus naturel.

L’emplacement de l’implant peut également varier selon les médecins. Actuellement, le plus courant est sous le muscle pectoral.

Lorsque le chirurgien plasticien opte pour une incision péri-aréolaire* l’allaitement peut être compromis, au moins partiellement. L’insuffisance lactée (c’est-à-dire de lait maternel) est alors 5 fois plus fréquente que chez les femmes n’ayant pas eu de chirurgie mammaire.

Il est donc essentiel, selon l’âge de la patiente et ses projets de grossesse, de discuter avec le médecin du choix de la technique.

Les autres techniques opératoires ont un impact bien moins compromettant sur l’allaitement :

  • Incision sous l’aisselle : voie axillaire, si le sein ne subit ni affaissement, ni peau distendue.
  • Incision sous le sein : voie sous-mammaire, en présence d’un volume mammaire déjà suffisant. C’est l’incision utilisée par nos chirurgiens.

Il arrive que l’implant comprime la glande mammaire, surtout quand il est placé juste au-dessous de celle-ci et que son volume est important. Cela se produit notamment lorsqu’une coque** apparaît.

La glande mammaire diminue alors en taille et peut se retrouver avec une fonction affaiblie qui amoindrit la production lactée.

Il est à noter également que le changement d’implant, qui se fait parfois après une dizaine d’années lors d’une nouvelle intervention, a un impact négatif sur la future lactation. Il est donc important de le prévoir en fonction de ses projets de grossesse.

Enfin, la petite taille de poitrine qui a motivé, chez la patiente, une demande d’augmentation des seins, cache parfois une insuffisance de la glande mammaire. En effet, celle-ci ne peut produire assez de lait en raison de son faible développement, et ce, avant même toute intervention chirurgicale.

Si la capacité à allaiter chez les femmes qui ont un implant mammaire est la question qui revient le plus souvent, celle de la qualité du lait mérite également qu’on s’y penche.

Le silicone des prothèses mammaires peut-il entrer dans la composition du lait maternel et s’avère-t-il toxique chez le bébé ?

Le silicone est un composé très utilisé dans les tétines des biberons et largement présent dans l’environnement.

Des études ont mesuré le taux de silicone dans le lait de mères ayant une prothèse mammaire et dans celui de celles qui n’ont pas eu recours à la chirurgie plastique du sein : les résultats de ces études ne démontrent pas de réelle différence. En l’état actuel des connaissances, aucun élément ne permet de penser que l’allaitement par une mère ayant recouru à une augmentation mammaire soit risqué pour le bébé.

En revanche, les dérivés du silicone s’avèrent présents dans le lait industriel en quantité 11 à 13 fois plus élevée que dans le lait humain et jusqu’à 333 fois dans le lait en poudre pour enfants.

Enfin, une question tourmente certaines jeunes mamans : l’allaitement fait-il perdre le résultat d’une augmentation mammaire ?

Tout dépend de chaque femme : de la taille de la glande mammaire située sur l’implant, du volume de la prothèse, des fluctuations du poids. Si la glande mammaire était déjà importante, il arrive qu’une ptôse mammaire*** se produise et exige une réintervention chirurgicale. Sinon, l’impact peut s’avérer insignifiant.

Comment allaiter après une réduction mammaire?

Une réduction mammaire est pratiquée en cas d’hypertrophie mammaire, de disproportion du volume des seins.  Le mamelon est découpé puis repositionné. Dans ce cas, moins on retire de tissu, plus les chances d’allaiter sont élevées. Ces chances sont encore améliorées par un intervalle de temps plus long entre la chirurgie esthétique du sein et l’allaitement.

Les chances de réussir l’allaitement sont cependant moindres après une réduction mammaire. S’il est presque toujours possible d’avoir du lait, c’est la quantité qui s’avère parfois insuffisante en raison des lésions qui ont été engendrées par la chirurgie tant au niveau des nerfs qu’au niveau des canaux empruntés par le lait.

Notez qu’une bonne information de la mère, accompagnée de bonnes pratiques lors de la mise au sein favoriseront une mise en place réussie de l’allaitement. Des compléments devront parfois être envisagés.

La croissance des bébés dont les mères ont subi une réduction mammaire devra être contrôlée plus rigoureusement afin de vérifier que la production de lait maternel soit suffisante.

En cas de ptôse mammaire***, la chirurgie est similaire tout comme les conséquences. Quand la glande mammaire n’est pas du tout touchée, les chances de réussir son allaitement sont nettement améliorées.

Allaiter après le traitement de mamelons rétractés

Les mamelons rétractés concernent 15 % des femmes environ. Cela signifie que le mamelon ne ressort pas mais qu’au contraire, il est tourné vers l’intérieur. Plusieurs procédés permettent de le faire ressortir, comme utiliser un tire-lait ou apposer un glaçon.

Quand le mamelon est ombiliqué, aucune méthode manuelle ne fonctionne : l’allaitement peut être difficile et même douloureux.

La chirurgie des mamelons rétractés consiste à pratiquer des petites incisions dans le mamelon, ce qui n’affecte pas l’allaitement quand l’opération est réussie, sans lésions. Malgré l’absence d’étude sur le sujet, il est conseillé d’attendre entre 2 et 3 ans entre l’intervention et l’allaitement.

La chirurgie mammaire n’est donc pas une contre-indication à l’allaitement

Dans une étude de 2010 sur les effets de la réduction mammaire sur l’allaitement, les patientes attribuent, pour 30 % d’entre elles,  l’échec ou l’absence totale d’allaitement aux encouragements insuffisants de la part du corps médical et, pour 2 % seulement, à la chirurgie esthétique du sein.

Ce qui est fondamental pour une jeune maman, avec ou sans opération mammaire, est d’être informée, rassurée et soutenue.

Les difficultés liées à la chirurgie du sein, à savoir, l’insuffisance lactée et la durée moyenne d’allaitement raccourcie, doivent être connues de la maman afin qu’un projet d’allaitement réaliste soit mis en place avec, éventuellement, l’ajout de compléments.

Enfin, la technique choisie a un impact réel puisque l’incision péri-aréolaire est de plus mauvais pronostic sur la production de lait que les autres options. Il est à noter cependant que plus le temps est long entre l’intervention et la grossesse, plus le sein aura pu se réparer, se reconstituer.

Par ailleurs, ne jamais oublier que même si l’allaitement n’est pas réussi sur un premier enfant, il peut tout à fait se dérouler sans problème avec les enfants suivants.

Enfin, si la jeune maman désire procéder à une intervention chirurgicale mammaire après l’allaitement, il est conseillé d’attendre entre 6 mois et un an, afin de s’assurer que l’imprégnation hormonale ait totalement disparu et que la taille des seins soit définitive. Inversement, une grossesse avec allaitement est conseillée au moins 6 mois à 1 an après une opération de chirurgie mammaire afin que tous les tissus aient cicatrisé.

* incision péri-aréolaire : le chirurgien fait son incision soit sur la moitié inférieure (augmentation mammaire, technique non utilisée par nos chirurgiens) soit tout autour de l’aréole (réduction mammaire), la partie rose du sein, sans pour autant l’enlever. Pour la réduction mammaire, il retire une bande de peau, une partie de la glande mammaire et de la graisse.

** coque mammaire : c’est une réaction de l’organisme face à l’introduction d’un corps étranger, l’implant mammaire, dans le corps. Quand la coque est de stade 1, cela n’a pas d’effet pathologique. En revanche, aux stades 3 et 4, la coque peut déformer le sein et le rendre douloureux. Elle nécessite un RV urgent chez le chirurgien.

*** ptôse mammaire : elle est plus souvent appelée « seins qui tombent » ou affaissement mammaire.

Sources :  P.L. Tran et al. Allaitement apre`s chirurgie mammaire : information des patientes. Gynécologie Obstétrique & Fertilité ́ 42 (2014) 205–209

Pour plus de réponses, n’hésitez pas à consulter notre page sur la chirurgie esthétique ou contactez-nous au moyen du formulaire et nous serons heureux de répondre à vos questions.


Arrêter de fumer avant une opération de chirurgie esthétique

Votre opération de chirurgie esthétique peut-elle vous aider à arrêter de fumer ?

Vous êtes fumeur ou fumeuse et vous envisagez la chirurgie esthétique ? Quelle que soit l’opération qui vous intéresse, il vous sera très vivement recommandé d’arrêter de fumer plusieurs semaines, voire mois, avant l’intervention, et souvent également après.

En effet, dans toute intervention de chirurgie, y compris de chirurgie esthétique, il existe des risques liés au tabac. Dans cet article nous allons les détailler, mais également nous pencher sur les avantages que cet arrêt forcé pourrait avoir pour vous sur le long terme. … lire la suite →

Quel soutien-gorge porter après une augmentation mammaire ?

Une augmentation mammaire provoque non seulement un changement esthétique mais aussi une véritable modification morphologique à laquelle votre corps devra s’habituer. Pour cela, il est indispensable de porter un soutien-gorge adapté après l’augmentation mammaire, et ce pendant plusieurs semaines suivant l’opération. Le chirurgien donnera comme consigne le port d’un soutien-gorge de contention, indispensable pour maintenir votre nouvelle poitrine en place.

Avec ou sans armature ? Lingerie classique ou brassière ? Comment choisir le meilleur soutien-gorge après une opération de chirurgie mammaire ? … lire la suite →